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La nouvelle réglementation liée aux cookies est l'opportunité pour les médias de créer un nouveau dialogue avec les lecteurs.

C'est fait, le 1er avril est passé. Cette date est synonyme de la fin du délai accordé au marché pour la mise en conformité des lignes directrices émises par la CNIL sur l’usage des cookies et traceurs publicitaires. Les stratégies choisies par les éditeurs pour réduire l'impact de ces mesures sur les revenus publicitaires, indispensables dans nos modèles économiques, sont de deux ordres : laisser les internautes accéder à l’ensemble des contenus, qu’ils aient consenti ou non aux cookies, avec comme conséquence une valeur de contact drastiquement réduite. Ou alors lier l’accès aux contenus à un acte engageant de l’internaute, par exemple le consentement ou le paiement d’un abonnement. Le risque étant ici d’avoir une baisse d’audience significative.

Alors oui, cette date marque une révolution pour l'écosystème média et publicitaire. Mais sans verser dans un excès d’optimisme, ne serait-ce pas aussi l’occasion de redessiner le lien que nous, éditeurs médias, entretenons avec nos audiences ? 

 

Faire de la pédagogie.

Depuis trop longtemps en effet, nous avons manqué de pédagogie sur la valeur des contenus publiés. Nous avons déployé de nombreuses ressources, formats et outils, sans en expliquer aux internautes la raison profonde : le travail d’investigation, de photos, de montages, de choix éditoriaux... Le travail de journaliste et d’éditeur a un coût élevé et nécessite un financement. Y compris quand le contenu est gratuit.

Beaucoup d'internautes ne réalisent pas que la publicité est la source principale de revenus pour de nombreux éditeurs en ligne. La nouvelle réglementation liée aux cookies est l'opportunité pour les éditeurs médias de renouveler la confiance avec leurs lecteurs, de créer un nouveau dialogue au sein duquel nous demandons un engagement plus fort en échange d’une expérience plus personnalisée.

Dès aujourd’hui, sur beaucoup de nos sites, les internautes devront s’engager pour avoir accès à nos marques. Des marques auxquelles ils croient et en lesquelles ils ont confiance, afin de nous donner les moyens de conserver une presse libre et indépendante ; c’est un choix citoyen.

 

En maîtrisant les technologies et la qualification de nos first party data, nous pourrons repenser une relation de conseil plus directe avec nos clients.

Cette stratégie nécessite plus de pédagogie et l’amélioration des parcours clients. Il ne faut pas s'en cacher, il existe aujourd’hui une défiance des utilisateurs concernant l’exploitation de leurs données, à la fois par manque de connaissance et d’information et par des pratiques publicitaires inadaptées. Il y a donc une nécessité pour nous, acteurs du marché, d’agir de concert, pour corriger ce qui peut l'être et pour expliquer le fonctionnement des fameux cookies, pour lever une bonne fois pour toutes les idées reçues autour du ciblage publicitaire en ligne

Concernant le parcours client, nous devons, éditeurs, proposer des expériences éditoriales et des services qui s’adaptent en fonction du niveau d’engagement accordé par l'internaute. A la clef, c’est l’assurance d’une relation de confiance avec les lecteurs et d’un engagement plus fort.

Cette stratégie de transparence et de services apportés aux internautes a des implications positives également dans les relations avec les annonceurs et leurs agences. Ces dernières années, les éditeurs ont laissé s’intercaler de trop nombreux acteurs technologiques qui n’ont pas dans leur ADN le souci des audiences. En maîtrisant les technologies et la qualification de nos first party data, nous pourrons repenser une relation de conseil plus directe avec nos clients.

Faisons de ce 1er avril 2021 une étape et le début d’une nouvelle ère pour les médias, et pas une fin en soi.

David FOLGUEIRA - Directeur Exécutif Adjoint - PMS AdTech

"La nouvelle réglementation liée aux cookies est l'opportunité pour les médias de créer un nouveau dialogue avec les lecteurs"

 

C'est fait, le 1er avril est passé. Cette date est synonyme de la fin du délai accordé au marché pour la mise en conformité des lignes directrices émises par la CNIL sur l’usage des cookies et traceurs publicitaires. Les stratégies choisies par les éditeurs pour réduire l'impact de ces mesures sur les revenus publicitaires, indispensables dans nos modèles économiques, sont de deux ordres : laisser les internautes accéder à l’ensemble des contenus, qu’ils aient consentis ou non aux cookies, avec comme conséquence une valeur de contact drastiquement réduite. Ou alors lier l’accès aux contenus à un acte engageant de l’internaute, par exemple le consentement ou le paiement d’un abonnement. Le risque étant ici d’avoir une baisse d’audience significative.

Alors oui, cette date marque une révolution pour l'écosystème média et publicitaire. Mais sans verser dans un excès d’optimisme, ne serait-ce pas aussi l’occasion de redessiner le lien que nous, éditeurs médias, entretenons avec nos audiences ? 

 

Faire de la pédagogie

 

Depuis trop longtemps en effet, nous avons manqué de pédagogie sur la valeur des contenus publiés. Nous avons déployé de nombreuses ressources, formats et outils, sans en expliquer aux internautes la raison profonde : le travail d’investigation, de photos, de montages, de choix éditoriaux... Le travail de journaliste et d’éditeur a un coût élevé et nécessite un financement. Y compris quand le contenu est gratuit.

Beaucoup d'internautes ne réalisent pas que la publicité est la source principale de revenus pour de nombreux éditeurs en ligne. La nouvelle réglementation liée aux cookies est l'opportunité pour les éditeurs médias de renouveler la confiance avec leurs lecteurs, de créer un nouveau dialogue au sein duquel nous demandons un engagement plus fort en échange d’une expérience plus personnalisée.

Dès aujourd’hui, sur beaucoup de nos sites, les internautes devront s’engager pour avoir accès à nos marques. Des marques auxquelles ils croient et en lesquelles ils ont confiance, afin de nous donner les moyens de conserver une presse libre et indépendante ; c’est un choix citoyen.

 

"En maîtrisant les technologies et la qualification de nos first party data, nous pourrons repenser une relation de conseil plus directe avec nos clients"

 

Cette stratégie nécessite plus de pédagogie et l’amélioration des parcours clients. Il ne faut pas s'en cacher, il existe aujourd’hui une défiance des utilisateurs concernant l’exploitation de leurs données, à la fois par manque de connaissance et d’information et par des pratiques publicitaires inadaptées. Il y a donc une nécessité pour nous, acteurs du marché, d’agir de concert, pour corriger ce qui peut l'être et pour expliquer le fonctionnement des fameux cookies, pour lever une bonne fois pour toutes les idées reçues autour du ciblage publicitaire en ligne

Concernant le parcours client, nous devons, éditeurs, proposer des expériences éditoriales et des services qui s’adaptent en fonction du niveau d’engagement accordé par l'internaute. A la clef, c’est l’assurance d’une relation de confiance avec les lecteurs et d’un engagement plus fort.

Cette stratégie de transparence et de services apportés aux internautes a des implications positives également dans les relations avec les annonceurs et leurs agences. Ces dernières années, les éditeurs ont laissé s’intercaler de trop nombreux acteurs technologiques qui n’ont pas dans leurs ADN le souci des audiences. En maîtrisant les technologies et la qualification de nos first party data, nous pourrons repenser une relation de conseil plus directe avec nos clients.

Faisons de ce 1er avril 2021 une étape et le début d’une nouvelle ère pour les médias, et pas une fin en soi. 

"La nouvelle réglementation liée aux cookies est l'opportunité pour les médias de créer un nouveau dialogue avec les lecteurs"

 

C'est fait, le 1er avril est passé. Cette date est synonyme de la fin du délai accordé au marché pour la mise en conformité des lignes directrices émises par la CNIL sur l’usage des cookies et traceurs publicitaires. Les stratégies choisies par les éditeurs pour réduire l'impact de ces mesures sur les revenus publicitaires, indispensables dans nos modèles économiques, sont de deux ordres : laisser les internautes accéder à l’ensemble des contenus, qu’ils aient consentis ou non aux cookies, avec comme conséquence une valeur de contact drastiquement réduite. Ou alors lier l’accès aux contenus à un acte engageant de l’internaute, par exemple le consentement ou le paiement d’un abonnement. Le risque étant ici d’avoir une baisse d’audience significative.

Alors oui, cette date marque une révolution pour l'écosystème média et publicitaire. Mais sans verser dans un excès d’optimisme, ne serait-ce pas aussi l’occasion de redessiner le lien que nous, éditeurs médias, entretenons avec nos audiences ? 

 

Faire de la pédagogie

 

Depuis trop longtemps en effet, nous avons manqué de pédagogie sur la valeur des contenus publiés. Nous avons déployé de nombreuses ressources, formats et outils, sans en expliquer aux internautes la raison profonde : le travail d’investigation, de photos, de montages, de choix éditoriaux... Le travail de journaliste et d’éditeur a un coût élevé et nécessite un financement. Y compris quand le contenu est gratuit.

Beaucoup d'internautes ne réalisent pas que la publicité est la source principale de revenus pour de nombreux éditeurs en ligne. La nouvelle réglementation liée aux cookies est l'opportunité pour les éditeurs médias de renouveler la confiance avec leurs lecteurs, de créer un nouveau dialogue au sein duquel nous demandons un engagement plus fort en échange d’une expérience plus personnalisée.

Dès aujourd’hui, sur beaucoup de nos sites, les internautes devront s’engager pour avoir accès à nos marques. Des marques auxquelles ils croient et en lesquelles ils ont confiance, afin de nous donner les moyens de conserver une presse libre et indépendante ; c’est un choix citoyen.

 

"En maîtrisant les technologies et la qualification de nos first party data, nous pourrons repenser une relation de conseil plus directe avec nos clients"

 

Cette stratégie nécessite plus de pédagogie et l’amélioration des parcours clients. Il ne faut pas s'en cacher, il existe aujourd’hui une défiance des utilisateurs concernant l’exploitation de leurs données, à la fois par manque de connaissance et d’information et par des pratiques publicitaires inadaptées. Il y a donc une nécessité pour nous, acteurs du marché, d’agir de concert, pour corriger ce qui peut l'être et pour expliquer le fonctionnement des fameux cookies, pour lever une bonne fois pour toutes les idées reçues autour du ciblage publicitaire en ligne

Concernant le parcours client, nous devons, éditeurs, proposer des expériences éditoriales et des services qui s’adaptent en fonction du niveau d’engagement accordé par l'internaute. A la clef, c’est l’assurance d’une relation de confiance avec les lecteurs et d’un engagement plus fort.

Cette stratégie de transparence et de services apportés aux internautes a des implications positives également dans les relations avec les annonceurs et leurs agences. Ces dernières années, les éditeurs ont laissé s’intercaler de trop nombreux acteurs technologiques qui n’ont pas dans leurs ADN le souci des audiences. En maîtrisant les technologies et la qualification de nos first party data, nous pourrons repenser une relation de conseil plus directe avec nos clients.

Faisons de ce 1er avril 2021 une étape et le début d’une nouvelle ère pour les médias, et pas une fin en soi. 

"La nouvelle réglementation liée aux cookies est l'opportunité pour les médias de créer un nouveau dialogue avec les lecteurs"

 

C'est fait, le 1er avril est passé. Cette date est synonyme de la fin du délai accordé au marché pour la mise en conformité des lignes directrices émises par la CNIL sur l’usage des cookies et traceurs publicitaires. Les stratégies choisies par les éditeurs pour réduire l'impact de ces mesures sur les revenus publicitaires, indispensables dans nos modèles économiques, sont de deux ordres : laisser les internautes accéder à l’ensemble des contenus, qu’ils aient consentis ou non aux cookies, avec comme conséquence une valeur de contact drastiquement réduite. Ou alors lier l’accès aux contenus à un acte engageant de l’internaute, par exemple le consentement ou le paiement d’un abonnement. Le risque étant ici d’avoir une baisse d’audience significative.

Alors oui, cette date marque une révolution pour l'écosystème média et publicitaire. Mais sans verser dans un excès d’optimisme, ne serait-ce pas aussi l’occasion de redessiner le lien que nous, éditeurs médias, entretenons avec nos audiences ? 

 

Faire de la pédagogie

 

Depuis trop longtemps en effet, nous avons manqué de pédagogie sur la valeur des contenus publiés. Nous avons déployé de nombreuses ressources, formats et outils, sans en expliquer aux internautes la raison profonde : le travail d’investigation, de photos, de montages, de choix éditoriaux... Le travail de journaliste et d’éditeur a un coût élevé et nécessite un financement. Y compris quand le contenu est gratuit.

Beaucoup d'internautes ne réalisent pas que la publicité est la source principale de revenus pour de nombreux éditeurs en ligne. La nouvelle réglementation liée aux cookies est l'opportunité pour les éditeurs médias de renouveler la confiance avec leurs lecteurs, de créer un nouveau dialogue au sein duquel nous demandons un engagement plus fort en échange d’une expérience plus personnalisée.

Dès aujourd’hui, sur beaucoup de nos sites, les internautes devront s’engager pour avoir accès à nos marques. Des marques auxquelles ils croient et en lesquelles ils ont confiance, afin de nous donner les moyens de conserver une presse libre et indépendante ; c’est un choix citoyen.

 

"En maîtrisant les technologies et la qualification de nos first party data, nous pourrons repenser une relation de conseil plus directe avec nos clients"

 

Cette stratégie nécessite plus de pédagogie et l’amélioration des parcours clients. Il ne faut pas s'en cacher, il existe aujourd’hui une défiance des utilisateurs concernant l’exploitation de leurs données, à la fois par manque de connaissance et d’information et par des pratiques publicitaires inadaptées. Il y a donc une nécessité pour nous, acteurs du marché, d’agir de concert, pour corriger ce qui peut l'être et pour expliquer le fonctionnement des fameux cookies, pour lever une bonne fois pour toutes les idées reçues autour du ciblage publicitaire en ligne

Concernant le parcours client, nous devons, éditeurs, proposer des expériences éditoriales et des services qui s’adaptent en fonction du niveau d’engagement accordé par l'internaute. A la clef, c’est l’assurance d’une relation de confiance avec les lecteurs et d’un engagement plus fort.

Cette stratégie de transparence et de services apportés aux internautes a des implications positives également dans les relations avec les annonceurs et leurs agences. Ces dernières années, les éditeurs ont laissé s’intercaler de trop nombreux acteurs technologiques qui n’ont pas dans leurs ADN le souci des audiences. En maîtrisant les technologies et la qualification de nos first party data, nous pourrons repenser une relation de conseil plus directe avec nos clients.

Faisons de ce 1er avril 2021 une étape et le début d’une nouvelle ère pour les médias, et pas une fin en soi. 

"La nouvelle réglementation liée aux cookies est l'opportunité pour les médias de créer un nouveau dialogue avec les lecteurs"

 

C'est fait, le 1er avril est passé. Cette date est synonyme de la fin du délai accordé au marché pour la mise en conformité des lignes directrices émises par la CNIL sur l’usage des cookies et traceurs publicitaires. Les stratégies choisies par les éditeurs pour réduire l'impact de ces mesures sur les revenus publicitaires, indispensables dans nos modèles économiques, sont de deux ordres : laisser les internautes accéder à l’ensemble des contenus, qu’ils aient consentis ou non aux cookies, avec comme conséquence une valeur de contact drastiquement réduite. Ou alors lier l’accès aux contenus à un acte engageant de l’internaute, par exemple le consentement ou le paiement d’un abonnement. Le risque étant ici d’avoir une baisse d’audience significative.

Alors oui, cette date marque une révolution pour l'écosystème média et publicitaire. Mais sans verser dans un excès d’optimisme, ne serait-ce pas aussi l’occasion de redessiner le lien que nous, éditeurs médias, entretenons avec nos audiences ? 

 

Faire de la pédagogie

 

Depuis trop longtemps en effet, nous avons manqué de pédagogie sur la valeur des contenus publiés. Nous avons déployé de nombreuses ressources, formats et outils, sans en expliquer aux internautes la raison profonde : le travail d’investigation, de photos, de montages, de choix éditoriaux... Le travail de journaliste et d’éditeur a un coût élevé et nécessite un financement. Y compris quand le contenu est gratuit.

Beaucoup d'internautes ne réalisent pas que la publicité est la source principale de revenus pour de nombreux éditeurs en ligne. La nouvelle réglementation liée aux cookies est l'opportunité pour les éditeurs médias de renouveler la confiance avec leurs lecteurs, de créer un nouveau dialogue au sein duquel nous demandons un engagement plus fort en échange d’une expérience plus personnalisée.

Dès aujourd’hui, sur beaucoup de nos sites, les internautes devront s’engager pour avoir accès à nos marques. Des marques auxquelles ils croient et en lesquelles ils ont confiance, afin de nous donner les moyens de conserver une presse libre et indépendante ; c’est un choix citoyen.

 

"En maîtrisant les technologies et la qualification de nos first party data, nous pourrons repenser une relation de conseil plus directe avec nos clients"

 

Cette stratégie nécessite plus de pédagogie et l’amélioration des parcours clients. Il ne faut pas s'en cacher, il existe aujourd’hui une défiance des utilisateurs concernant l’exploitation de leurs données, à la fois par manque de connaissance et d’information et par des pratiques publicitaires inadaptées. Il y a donc une nécessité pour nous, acteurs du marché, d’agir de concert, pour corriger ce qui peut l'être et pour expliquer le fonctionnement des fameux cookies, pour lever une bonne fois pour toutes les idées reçues autour du ciblage publicitaire en ligne

Concernant le parcours client, nous devons, éditeurs, proposer des expériences éditoriales et des services qui s’adaptent en fonction du niveau d’engagement accordé par l'internaute. A la clef, c’est l’assurance d’une relation de confiance avec les lecteurs et d’un engagement plus fort.

Cette stratégie de transparence et de services apportés aux internautes a des implications positives également dans les relations avec les annonceurs et leurs agences. Ces dernières années, les éditeurs ont laissé s’intercaler de trop nombreux acteurs technologiques qui n’ont pas dans leurs ADN le souci des audiences. En maîtrisant les technologies et la qualification de nos first party data, nous pourrons repenser une relation de conseil plus directe avec nos clients.

Faisons de ce 1er avril 2021 une étape et le début d’une nouvelle ère pour les médias, et pas une fin en soi. 

"La nouvelle réglementation liée aux cookies est l'opportunité pour les médias de créer un nouveau dialogue avec les lecteurs"

 

C'est fait, le 1er avril est passé. Cette date est synonyme de la fin du délai accordé au marché pour la mise en conformité des lignes directrices émises par la CNIL sur l’usage des cookies et traceurs publicitaires. Les stratégies choisies par les éditeurs pour réduire l'impact de ces mesures sur les revenus publicitaires, indispensables dans nos modèles économiques, sont de deux ordres : laisser les internautes accéder à l’ensemble des contenus, qu’ils aient consentis ou non aux cookies, avec comme conséquence une valeur de contact drastiquement réduite. Ou alors lier l’accès aux contenus à un acte engageant de l’internaute, par exemple le consentement ou le paiement d’un abonnement. Le risque étant ici d’avoir une baisse d’audience significative.

Alors oui, cette date marque une révolution pour l'écosystème média et publicitaire. Mais sans verser dans un excès d’optimisme, ne serait-ce pas aussi l’occasion de redessiner le lien que nous, éditeurs médias, entretenons avec nos audiences ? 

 

Faire de la pédagogie

 

Depuis trop longtemps en effet, nous avons manqué de pédagogie sur la valeur des contenus publiés. Nous avons déployé de nombreuses ressources, formats et outils, sans en expliquer aux internautes la raison profonde : le travail d’investigation, de photos, de montages, de choix éditoriaux... Le travail de journaliste et d’éditeur a un coût élevé et nécessite un financement. Y compris quand le contenu est gratuit.

Beaucoup d'internautes ne réalisent pas que la publicité est la source principale de revenus pour de nombreux éditeurs en ligne. La nouvelle réglementation liée aux cookies est l'opportunité pour les éditeurs médias de renouveler la confiance avec leurs lecteurs, de créer un nouveau dialogue au sein duquel nous demandons un engagement plus fort en échange d’une expérience plus personnalisée.

Dès aujourd’hui, sur beaucoup de nos sites, les internautes devront s’engager pour avoir accès à nos marques. Des marques auxquelles ils croient et en lesquelles ils ont confiance, afin de nous donner les moyens de conserver une presse libre et indépendante ; c’est un choix citoyen.

 

"En maîtrisant les technologies et la qualification de nos first party data, nous pourrons repenser une relation de conseil plus directe avec nos clients"

 

Cette stratégie nécessite plus de pédagogie et l’amélioration des parcours clients. Il ne faut pas s'en cacher, il existe aujourd’hui une défiance des utilisateurs concernant l’exploitation de leurs données, à la fois par manque de connaissance et d’information et par des pratiques publicitaires inadaptées. Il y a donc une nécessité pour nous, acteurs du marché, d’agir de concert, pour corriger ce qui peut l'être et pour expliquer le fonctionnement des fameux cookies, pour lever une bonne fois pour toutes les idées reçues autour du ciblage publicitaire en ligne

Concernant le parcours client, nous devons, éditeurs, proposer des expériences éditoriales et des services qui s’adaptent en fonction du niveau d’engagement accordé par l'internaute. A la clef, c’est l’assurance d’une relation de confiance avec les lecteurs et d’un engagement plus fort.

Cette stratégie de transparence et de services apportés aux internautes a des implications positives également dans les relations avec les annonceurs et leurs agences. Ces dernières années, les éditeurs ont laissé s’intercaler de trop nombreux acteurs technologiques qui n’ont pas dans leurs ADN le souci des audiences. En maîtrisant les technologies et la qualification de nos first party data, nous pourrons repenser une relation de conseil plus directe avec nos clients.

Faisons de ce 1er avril 2021 une étape et le début d’une nouvelle ère pour les médias, et pas une fin en soi.